Les effets de la chiropratique : Pourquoi et comment ?
Ces dernières semaines, j'ai fait l'expérience de consulter un chiropraticien pour soigner mon aponévrosite de la voûte plantaire appellée aussi fascite plantaire. Non seulement j'ai découvert une tecnhique de soin qui m'était inconnue mais grâce à elle : Depuis un mois et demi de traitement, je n'ai presque plus de douleur et j'ai repris la course à pied ! Alors que mon physiothérapeute me présageait de longs mois de repos pour soigner mon pied, je suis incroyablement surprise de mon rétablissement.

Le terme chiro vient du grec kheir qui signifie « main ». Le traitement chiropratique consiste à pratiquer des manipulations aux régions cervicale, dorsale et lombaire et sur d’autres parties du corps afin d’ajuster les vertèbres, dégager les blocages et rétablir l’équilibre physiologique.
Une origine étonnante : En 1895, l’Américain Daniel David Palmer, qui était alors guérisseur depuis 9 ans, aurait rendu l’ouïe à un homme sourd en replaçant une de ses vertèbres. Selon la théorie élaborée par Palmer, de très nombreux problèmes de santé sont causés par les subluxations de la colonne vertébrale qui entravent les influx nerveux et empêchent l’énergie vitale de bien circuler. C’est sur ces bases et après avoir raffiné sa technique qu’il a fondé la toute première école de chiropratique.

Le patient ressent immédiatement dans son corps les effets d'un traitement chiropratique destiné à rétablir la mobilité articulaire. En revanche, il ne sait pas toujours comment le chiropraticien parvient à obtenir ce résultat : que se passe-t'il exactement lorsque des impulsions finement dosées sont appliquées sur une articulation dont la fonction est entravée ?
Le chiropraticien utilise différente techniques manuelles pour résorber le blocage d'une articulation ou rétablir sa mobilité. Il fait bouger l'articulation - les articulations vertébrales également - dans ses propres limites physiologiques en appliquant des impulsions manuelles, précises et finement dosées. En séparant l'une de l'autre les surfaces articulaires bloquées, il rétablit entièrement ou partiellement la mobilité articulaire. Cette technique donne souvent lieu à des malentendus qu'il convient de dissipier : le chiropraticien ne déboîte jamais une articulation et ne la remboîte pas.
Observons le travail d'un chiropraticien qui traite une articulation, geste après geste - et apprenons à connaître les acteurs corporels impliqués et leurs tâches respectives.
L'articulation est une liaison mobile entre deux ou plusieurs os. On oublie souvent que la colonne vertébrale est également constituée de toute une série d'articulations. Elles s'unissent les unes aux autres au niveau des surfaces glissantes en cartilages. La capsule articulaire contient le liquide synovial et entoure la plupart des articulations. Ce liquide synovial assure la nutrition du cartilage articulaire, la lubrification des surfaces articulaires et exerce une fonction d'amortisseur. Les capsules articulaires, les ligaments, les tendons et les dépressurisations à l'intérieur de la capsule articulaire maintiennent en contact les structures de l'articulation. Les ligaments relient les os les uns aux autres, les tendons assurent la liaison entre les os et les muscles. Les tendons transmettent aux articulations la force exercée par les muscles.
Les muscles sont les éléments actifs d'une articulation : ils ont une tension de base. Le système nerveux détermine et contrôle la tension de base qui augmente à chaque stimulation - par exemple en situation de stress, après la consommation de caféine ou de nicotine. Les récepteurs font office de capteurs, par exemple dans les articulations, les muscles, les tendons, les ligaments et la peau. Ils enregistrent les stimuli internes et externes : pression, extension, chaleur, froid. Les récepteurs "traduisent" ces sensations en un langage compréhensible pour le système nerveux et les transmettent à la moelle épinière, un prolongement du cerveau. Les différentes informations y sont interprétées, retransmises dans la même zone corporelle et envoyées dans d'autres régions.
Plus le flux d'informations en direction du cerveau et de la moelle épinière est important, plus nombreux seront les messages adressés aux récepteurs articulaires, aux muscles et au système nerveux végétatif. Suite à une blessure du genou par exemple, des informations en plus grand nombre seront adressées à la moelle épinière et au cerveau pour y être interprétées. Par la suite, des messages plus nombreux sont envoyés aux muscles correspondants : la tension nerveuse augmente ainsi que la douleur. En général, lorsqu'une information est transmise à la moelle épinière par une certaine région corporelle, la réponse est envoyée dans la même zone : suite à une blessure du genou, des ordres d'intervention sont transmis principalement aux muscles de la cuisse et de la jambe.
L'état de la colonne vertébrale influence donc le système nerveux : lorsqu'elle est en bonne santé, les articulations vertébrales n'émettent que peu de messages en direction de la moelle épinière et du cerveau et les informations adressées aux muscles ne sont pas très nombreuses : la tension musculaire est normale et la musculature est prête à travailler.
Lorsque le fonctionnement de la colonne vertébrale est entravé par une articulation vertébrale bloquée, les récepteurs des articulations vertébrales émettent des informations plus nombreuses en direction de la moelle épinière et du cerveau. Des messages en plus grand nombre sont envoyés par la suite à la musculature de la zone concernée mais également dans les régions avoisinantes : les muscles des articulations périphériques captent également ces messages.
Les muscles augmentent à présent leur tension de base. Ils se contractent démesurément pendant l'effort. L'accroissement de la tension musculaire diminue l'irrigation sanguine dans les muscles et donc leur approvisionnement en "carburant musculaire". Les cellules musculaires ne parviennent plus à se décontracter et la fonction musculaire est perturbée, les muscles ayant perdu tonus et vitalité.
Et les ennuis s'installent... L'articulation concernée est surchargée. A chaque mouvement, la force de traction et la pression augmentent excessivement. Cartilage, capsules articulaires, ligaments et tendons sont affectés, dans la même mesure que la musculature environnante qui doit à présent effectuer des tâches inhabituelles. Les conséquences : dysfonctionnement, inflammation des tendons et des bourses muqueuses, blessures musculaires et douleurs. Pour les éviter, le patient adopte une posture de ménagement, qui à son tour, surcharge les articulations et les muscles intacts - qui seront eux aussi endommagés, au fil du temps.
Le chiropraticien entre en scène à ce moment : sa tâche est d'interrompre le cercle vicieux de la douleur. Le traitement chiropratique lui permet de résorber le dysfonctionnement de l'articulation vertébrale et de diminuer ainsi le flux d'information en direction de la moelle épinière. La musculature n'est plus surchargée de messages et sa tension de base se normalise. La fonction musculaire s'améliore, la surcharge diminue, les irritations et les inflammations sont atténuées.
Un léger craquement est parfois perçu au cours du traitement : une décompression se produit dans l'articulation lorsque les éléments osseux sont séparés les uns des autres, certains composants du liquide synovial prennent une forme gazeuse et produisent ce son caractéristique mais indolore.
Les troubles articulaires sont souvent insidieux et les patients ne les ressentent pas immédiatement. Une consultation chez un chiropraticien est donc conseillée dès les premiers symptômes de troubles articulaires dans la colonne vertébrale, les bras ou les jambes. Il essaiera de résorber les troubles aussi rapidement que possible, afin d'éviter des douleurs longues et pénibles.
Source : Revue Chiropratique & Santé N° 2 - www.chirosuisse.info
Pour les sportifs, voici également un lien intéressant avec une liste des blessures pouvant être soignées par un chiropraticien : Un petit clic ICI ! Pour terminer, je vous propose encore un peu de lecture avec un blog sympathique et réunissant de nombreux articles : ICI
Des ailes au bout des pattes

Il y a 8 semaines, j'encaissais la facture salée de mon pied douloureux. Ca sacré farceur m'offrait alors une variante inconnue avec une inflamation de la voûte plantaire, plus connue sous le nom d'aponévrose. Inutile de préciser que la sentence m'avait alors fait autant d'effet qu'une une torture physique et morale. Alors que je me sentais en pleine forme avec mes séances d'entraînement de course à pied, j'ai dû me rendre à l'évidence et ranger mes baskets.
J'ignorais alors que je ferai une rencontre incroyable !
Un brin découragée par des scéances de physiothérapie qui ne m'apportaient vraiment rien. J'ai discuté avec un collègue de travail qui m'a recommandé d'aller consulter un Chiropraticien. Un quoi ? Je ne connaissais absolument pas ce genre de médecine parallèle. Comme toujours, lorsque l'on souffre, on est prêt à essayer quelque chose de nouveau. Je me suis donc rendue à mon premier rendez-vous, mardi 14 juin.
Le Chiropraticien n'a pas mis 2 minutes pour me décrire mon pied et ma douleur ! Voilà au moins un bon point que j'ai pu lui accorder d'office ! Ce qui m'a le plus interpellée, c'est lorsqu'il m'a expliqué le pourquoi de ma douleur. J'ai commis 2 erreurs, lors de ma dernière sortie de 14 km (celle qui a déclenché la douleur). La première est d'être passée de 10 km à 14 km en pensant que la différence serait minime pour mes pattes. Eh non... mon corps n'a pas aimé cette augmentation trop brutale à son goût. La deuxième raison est d'avoir couru une telle distance avec une paire de chaussures neuves. En cumulant ces deux nouveautés, j'ai mis mes pieds à rude épreuve.
Il y a encore un élément déterminant dans mon historique de blessure. Le Chiropraticien a constaté que j'ai les pieds très raides, pas la moindre souplesse sous la patte. Quand il m'a fait cette déclaration, je suis restée assez surprise. Quand je pense à tout ce que je marche, en privé comme dans le cadre de ma profession, quand je calcule tous les kilomètres parcourus depuis des années en Nordic Walking, j'ai bien de la peine à réaliser que mes pieds sont rigides dans leurs mouvements. Et pourtant !
Il a donc préconisé un traitement d'assouplissement pour mes muscles, tendons et ligaments. Pour cela, il a ouvert sa boîte à outils. Ames sensibles, passez votre chemin ! Armé d'un appareil avec une grosse boule vibrante, il a taquiné mes dessous de pied. Eh oui, les deux pattes sont raides. Pas question de faire des jalouses ! Je dois avouer que l'effet ne rime pas avec douceur ! Pour la suite de la séance, il a pris une sorte de pistolet qui frappait mon pied par des coups très secs. Impossible de sourire en même temps que son engin me frappait ! C'est terriblement intense là où ça fait mal, si vous voyez ce que je veux dire. Une petite larme au coin de l'oeil, des mains qui s'agrippent à la table de consultation et soudain il me dit : "Voilà, c'est tout pour aujourd'hui, on se revoit dans 2 jours". Au passage, il me demande d'acheter une balle de golf pour la glisser sous mon pied et masser ainsi la voûte plantaire.
Un peu sonnée, un brin endolorie, j'avais de la peine à imprimer dans mon cerveau cette étrange séance. Pourtant, le plus incroyable n'était pas encore dit. Avant de quitter la consultation, le Chiropraticien m'a dit que cesser complètement la course à pied était une erreur, une grande erreur. Selon lui, plus je resterai à l'arrêt, plus mon pied va se rigidifier et la reprise sera violente pour mes muscles et ligaments. Il m'a donc priée de reprendre la course à pied !!!
J'ai dû lui demander de répéter une deuxième fois sa prescription ! Je n'en croyais pas mes oreilles ! Avec une autorisation pareille, j'aurai pu l'embrasser sans même lui laisser le temps de comprendre ce qui lui arrive. Non, je n'avais pas rêvé, j'avais bien compris son message. Il m'a simplement demandé d'y aller tout doux. Mon pied a maintenant besoin d'exercice, pas d'un marathon. J'aurais accepté n'importe quoi pour rechausser mes baskets.
Nous avons donc convenu de 30 minutes de course à pied. Pour cela, je dois alterner 2 minutes en courant et 1 minute en marchant. Dès les premières foulées sur le stade, je me suis sentie envahie d'une euphorie phénoménale. Qu'importe si je dois passer ma course avec les yeux rivés sur la montre. Je peux courir !!! C'était réellement un moment magique, comme si je retrouvais une bonne vieille sensation qui m'aurait manqué pendant des siècles. Une larme timide est venue couler sur ma joue, elle m'a murmuré combien c'était bon de courir. Oh que oui... que c'est bon de retrouver ses jambes et la liberté.
Le lendemain matin, à mon réveil, j'appréhendais de poser le pied par terre. Je me doutais bien que la réaction serait vive après une nuit de repos. Doucement j'ai rencontré le parquet, prenant appui sur mon autre pied pour ne pas forcer. Une petite grimace a répondu à mes premiers pas... Je le savais, c'était trop beau pour y croire. J'ai marché jusqu'à la cuisine et à ma grande surprise, la douleur s'est envolée au fil des pas. C'était comme si la machine était un peu rouillée au départ mais que très vite, elle retrouvait sa démarche habituelle. Aucune comparaison avec la douleur ressentie après ma course des 10 km du 19ème arrondissement de Paris, le mois passé. Je n'osais pas y croire, c'était tellement inattendu.
Depuis, j'ai eu ma deuxième séance avec le Chiropraticien. Même traitement, mêmes grimaces ! Je ne veux pas brusquer ma reprise de la course à pied, raison pour laquelle j'ai continué à faire du vélo et de l'aquagym. Mes horaires de travail et ma vie de maman grignotent aussi mes disponibilités pour courir. Je sais que la semaine prochaine, j'ai un nouveau rendez-vous avec le stade et cela me donne des ailes !

Je ne manquerai pas de vous donner des nouvelles de mon incroyable traitement.
Il n'y a pas si longtemps, je lisais sur internet que de telles blessures avaient écarté des mordus de course durant de très très longs mois de leur baskets. Jamais je n'aurai imaginé que je pourrais reprendre la course avant la fin de l'été. Si j'ai tardé à vous raconter mon aventure, c'est parce que j'avais besoin d'un peu de temps pour y croire moi-même. Voilà, maintenant sagesse va rimer avec exercice !
L'Evidence d'un silence...
Ce n'est pourtant pas la saison pour se cacher, et pourtant... il faut se rendre à l'évidence. Mon clavier apprivoise la poussière. Les lettres perdent de leur enthousiasme et les petits billets dynamiques de mon blog se sont éteints depuis plusieurs semaines.
Revenir sur cette page me demande un brin de courage. Comme une fuite, j'évite d'être confrontée à cette motivation qui a pour habitude de dicter mes foulées. Privée de mes baskets, sur ordre du médecin, je ne suis plus que l'ombre d'une sportive.
Une maudite APONEVROSE de la VOUTE PLANTAIRE me déchire le pied et plombe mon moral. Tout a débuté mi-avril. J'étais tellement heureuse d'avoir couru un joli 14 km sur les quais de Genève que cette petite tension sous mon pied, en fin d'entraînement, ne m'avait pas vraiment inqiuétée. C'est le lendemain matin, au réveil, que j'ai failli grimper aux rideaux tant la douleur était vive.
Une fois mon pied réveillé, la douleur s'attenue sans ne jamais disparaître entièrement. Chaque matin, c'est le même scénario qui se répète. Bien sûr, la sagesse de cesser mes entraînements, comme de mettre de la glace sous mon pied, est une Evidence ! Malgré cela, aucune amélioration.
J'ai consulté un spécialiste de la médecine du sport qui a diagnostiqué l'aponévrose. Il m'a prescrit des séances de physio mais je reste terriblement sceptique quant à leur efficacité. J'ai également un bon pour essayer l'acupuncture. Dès demain, je lancerai un SOS aux petites aiguilles ! Je suis prête à me faire perforer si cette maudite douleur accepte de s'en aller.
Il est si difficile de rester en stand-by et de compter les semaines qui s'écoulent.
L'espoir, je l'ai eu récemment
. Parmi mes nombreux objectifs de course, il y avait LA GENEVOISE, course féminine de 6 km organisée la veille du MARATHON de Genève. Je me fesais une joie de courir sur les quais. Celle-ci avait lieu 3 semaines après ma blessure. Que neni... je n'ai pas pu prendre part au départ. Par sagesse, je ne me suis pas risquée à abîmer davantage mon allié, le pied. Avec de gros gros regrets, j'ai tourné la page sur cette manifestation. En fait, il y avait une autre motivation à rester sage : La semaine suivante, j'avais mon billet d'avion pour Paris !
Vous vous en souvenez peut-être ! Paris était ma carotte de motivation avec un 10 km dans le 19ème arrondissement. Gilles, le marathonien d'Athènes, avait su éveiller ma curiosité sur ce parcours. Je me suis donc économisée un maximum pour que mon pied puisse retrouver sa forme olympique. Les billets d'avion étaient prêts, l'hôtel réservé et j'étais impatiente de faire la connaissance de Gilles. Mon physiothérapeute n'était pas contre un essai. Il ne m'en fallait pas beaucoup plus pour mettre mes baskets dans la valise.
Ce fameux dimanche 21 mai, j'ai couru dans les rues de Paris. Ce que j'ai ressenti était MAGIQUE et mérite un billet entier sur ce thème ! Dès que je trouverai un peu de temps, je rédigerai le récit de cette merveilleuse aventure. Aussi incroyable que cela parraisse, je n'avais pas mal en courant. Comme si des ailes me portaient à chaque foulées, j'ai pu profiter pleinement de ma première course de 10 kilomètres ! C'est dans l'heure qui a suivi que j'ai serré les dents comme jamais.
La douleur était alors très violente. Dans l'avion qui nous ramenait à Genève, je ne savais plus comment poser mon pied pour soulager les lancées. J'aurais tout donné pour de la glace afin d'atténuer cet enfer. Dès mon retour à la maison, j'ai sorti l'artillerie lourde : glace, pommade anti-inflammatoire, plaster de Flector. Le lendemain, cette terrible douleur était toujours présente à mon réveil. Heureusement, elle s'était atténuée au fil des heures sans toutefois disparaître.
Lorsque je suis retournée chez le physio, il a vite compris que mes grimaces n'étaient pas simulées. Aujourd'hui encore, ses manipulations sont une torture et son verdict est implacable : Plus de course à pied pour quelques mois. Je vis assez mal cet arrêt. Je n'arrive pas à compenser avec d'autres activités sportives.
C'est vrai, je suis dotée d'une nature positive. J'aime la vie en rose, en bleu, de toutes les couleurs de l'arc-en-ciel parce qu'il est tellement plus agréable d'être reconnaissante de la vie plutôt que défaitiste. Je me suis toujours montrée courageuse mais là, pas plus tard que ce soir, j'ai craqué. Mon mari est entré dans le salon, en tenue de course, il s'apprêtait à profiter de cette fin de journée pour se défouler les pattes. C'est bête mais le fait de le voir dans ses baskets m'a renvoyé à ma réalité actuelle : pas de course pour moi.
Aujourd'hui je peux dire que courir n'est pas un simple sport. Je me ressource entièrement en courant. J'ai l'esprit vagabond qui se pose sur ce qui m'entoure ou ce qui me soucie. Je pense, je réfléchis, je fais le point, je prends du recul, je respire tout simplement la vie en courant.
Là, c'est le grand vide. Je n'arrive pas à remplacer la course par une autre activité sportive qui m'évaderai tautant. Je manque d'air, j'étouffe dans mon inactivité. Tout en écrivant, je sais aussi qu'il y a pire que mon aponévrose. Il y a toujours pire ailleurs. Ma réalité, c'est ce que je vis et pour le moment, je ne me console pas en pensant aux autres.
J'ai envie d'hurler mon sentiment d'injustice.

Les rêves sont les clés pour sortir de nous-mêmes.
(Georges Rodenbach, extrait de Le Règne du Silence)
Douleur sous le pied
Lors de ma fin de séance de mercredi matin, j'ai malheureusement ressenti une douleur inconnue sous mon pied droit. C'est vraiment un tiraillement que je ne connais pas. Que m'arrive t-il ? Toute la journée, cette sensation très désagréable a accompagné mes pas. J'ai travaillé normalement et au moment de me coucher, mon ami le Voltarene pommade est venu se poser comme une caresse sur mon pied endolori. Ce matin, je dois bien me l'avouer, cela ne va pas mieux.
J'ai tenté une petite expérience en posant un Therma Care sous mon pied. Initiallement prévu pour des douleurs à la nuque, à l'épaule ou au poignet, je me suis dit que cela pourrait peut-être soulager ma douleur. Il s'agit d'une compresse auto-chauffante qui soulage efficacement les douleurs musculaires et articulaires associées aux élongations et courbatures.

Mes baskets vont rester quelques jours dans l'armoire. C'est plus prudent pour tous les rêves que j'ai en stock ! Quelques sorties en vélo me permettront tout de même de m'aérer sans forcer.
Je me voltarene ! Ah... vous dites que ce n'est pas un verbe ?
A défaut de conjuguer mon tube de pommade, je tartine mon genou depuis quelques jours ! Ah ces vilaines blessures qui contrarient mes activités sportives, je m'en passerais bien. Ce qui me chagrine, c'est que dimanche j'ai une course prévue et pas la moindre. Mon inscription pour la Course des Ponts est faite et mes baskets trépignent déjà d'impatience au fond de l'armoire. Après mes 3 premières courses, toutes de moins de 5 km, je passe à la distance supérieure en tentant l'aventure d'un parcours de 9,7 km. Un peu comme une récompense après mes efforts, je me réjoui beaucoup de ce rendez-vous. Et puis, courir dans ma ville ne peut qu'être magique !
Seulement voilà, j'ai un genou qui s'offre le luxe de crier sa douleur. J'ai beau me boucher les oreilles, promettre que je ne mangerai plus jamais de chocolat (oups... je prends des risques !), glacer mon genou ou le tartiner de Voltarene, le résultat n'est pas encore convaincant pour être certaine de prendre le départ ce week-end. C'est presque aussi douloureux de l'écrire que de le sentir.

Que m'arrive t'il donc ? J'ai une explication plausible à 99%. L'origine a certainement pris naissance à quelques étages inférieurs, au niveau de mes pieds et plus précisément dans le choix de mes chaussures ! En effet, il y a fort longtemps, je courais avec une paire de chaussures bon marché et avec une semelle universelle. Une pointe de douleur se réveillait de temps en temps dans la face interne de mon genou droit. A cette époque, je subissais sans chercher de solution. Lorsque je me suis fais conseiller une vraie paire de chaussures pour la course à pied, chez un spécialiste à OXYGENE 74, on m'a appris que j'étais PRONATRICE. ll était donc nécessaire de mieux cibler la "pantoufle" qui partagerait mes foulées. C'est ainsi que je me suis liée d'une profonde amitié avec mes NIKE ZOOM STRUCTURE TRIAX 12. Elle et moi, c'était la symbiose totale ! La vilaine douleur s'est envolée instantanément. Ensemble, nous avons vécu de belles sorties.
Il y a environ 2 semaines, j'ai souhaité m'équiper d'une deuxième paire de chaussures. Un nouveau magasin spécialisé ayant ouvert dans ma ville, je me suis rendue chez ce dernier tout en prenant soin de bien montrer mes vieilles Nike. J'ai couru à pieds nus sur un tapis de course et là encore, ma pronation s'est confirmée. Le conseiller me propose alors une magnifique chaussure féminine la : MIZUNO WAVE INSPIRE 6. Le rêve pour une fille aux grands pieds toujours obligée de se chausser au rayon hommes ! Le coup de foudre est instantané et je repars avec mes chaussures sous le bras et une motivation décuplée pour mes entrainements.
Fin mars, je fais une première sortie et je termine ma séance ni enchantée, ni déçue. Début avril, il fait beau, je suis en congé et j'ai envie de me tester sur un 10 km. Le tableau aurait pu être idyllique si cette maudite douleur ne s'était pas réveillée dans mon genou droit. La même douleur qu'autrefois...

Terriblement déçue, je fais quelques recherches sur le net. Verdict sans appel, la MIZUNO est une chaussure universelle et pronateur ! J'en déduis rapidement que la correction n'est pas suffisante pour moi. Que faire ? Je suis alors à 10 jours de la Course des Ponts, j'ai sacrément mal, la douleur me réveille plusieurs fois la nuit et un nuage de coup de blues traverse mon esprit.
Samedi passé, alors que mon Prince Charmant et moi-même sommes de passage à Lausanne, nous faisons étape à PLANET ENDURANCE . Une fois encore j'explique mon souci de dénicher la bonne chaussure, un peu comme Cendrillon cherchant sa pantoufle de verre. Pour ne pas commettre un mauvais choix (mon porte-monnaie s'en réjouira !) je montre au conseiller mes deux paires. Sans la moindre hésitation, il confirme mon constat. La semelle de la MIZUNO a un renfort si léger qu'elle ne peut soulager ma pronation. Cela a le mérite d'être clair !
Voilà pourquoi j'ose penser à 99% que l'origine de ma douleur provient d'une mauvaise chaussure. Depuis, je me pommade et je prends des comprimés de 25 mg de Voltarene avec l'espoir de récupérer mon genou d'ici dimanche. Trop soucieuse de protéger mon capital santé, je ne forcerai pas ce dimanche. Actuellement tout entraînement est stoppé au profit d'un repos forcé. Excepté une petite séance d'Aquafit mardi soir, je suis sage comme une image !
Ce mauvais film me fait entrevoir la probabilité d'un abandon, en pleine course, si nécessaire. Quel progrès pour une fille aussi bornée que moi quand il s'agit de sport ! La maturité semble me profiter, c'est bien là le seul avantage de prendre de l'âge !
Les jambes sont au repos
L'imprévu est un ingrédient non souhaité qui vient troubler une recette qui promettait d'être une vraie fête ! Me voilà au régime : Interdiction totale de pratiquer du sport et on me prive aussi du dessert : Adieu ma course de Sierre-Zinal. Pour combler le tout, on m'envoie directement au lit sans aucune pitié !
J'ai échangé ses bâtons de Nordic Walking contre des béquilles.

Bouuuuuhhhhh c'est pô juste !
Dimanche 1er août, je vous racontais la magnifique course de Thyon-Dixence mais aussi ma mésaventure avec mes crampes aux mollets. Je suis rentrée à la maison, la tête pleine de souvenirs et dès le lendemain les courbatures étaient au rendez-vous. Rien de bien extraordinaire ! Mon mollet gauche avait décidé de me contrarier en jouant les prolongations. Bien que douloureux, c'était encore supportable. Mardi je reprennais le travail et là... c'était une autre histoire. J'avais bien de la peine à marcher sans boîter. En fait, il m'était impossible de poser mon pied à plat (talon au sol) et de rester avec ma jambe tendue. La tension extrême dans mon mollet était alors aussi violente qu'une crampe. Par précaution, j'ai pris un rendez-vous chez un médecin pour ce matin.
Verdict : Déchirure partielle du mollet avec un hématome interne
Pour le moment, je ne sais pas grand chose de plus. Demain matin, je dois passer une échographie du mollet afin d'évaluer la taille de l'hématome. En fonction de son importance, il faudra peut-être ouvrir ma jambe pour évacuer le sang. C'est complètement dingue ce truc. J'ai joué au volley-ball durant des années et à part une unique entorse, je ne me suis jamais blessée.
Le plus diffcile n'est pas d'abandonner ma course de Sierre-Zinal car je l'avais compris depuis un moment, au vu de l'intensité de la douleur. Non, le plus dur à avaler est d'être condamnée à devoir rester un maximum allongée avec la jambe surélevée. Autant me ligoter ! Je déteste la télévision, je ne sais pas rester inactive, je m'ennuie déjà...

Heureusement, j'arrive à installer mon PC portable sur moi, tout en étant couchée. C'est loin d'être confortable mais au moins, je joue bien mon rôle de petite fille sage ! On dirait l'âne qui avance avec une carotte. La menace de risquer une opération et ma farouche envie de me rétablir au plus vite sont des arguments que je veux bien écouter, je reste donc couchée.
Les blessures sont inévitables. Elles choissisient leurs victimes et lancent leurs attaques ! Faut croire que cela devait être mon tour. Méfiez-vous bien de ne pas être les suivants ! Allez, je sèche mes larmes et profitez de bien vous entraîner.
Je craaaaaaque
Rendez-moi ce sentiment de dévorer les kilomètres, ce rythme qui m'emporte dans mes évasions sportives, cette pêche qui m'entraîne dans mon quotidien et surtout dites-moi que je vais prochainement rechausser mes baskets.

Depuis le mois de février, une petite douleur s'est installée dans l'aine gauche. J'ai pensé à une surdose d'entraînements en course à pied. Les semaines qui ont suivies ont été particulièrement chargées avec en prime une sacrée toux à m'arracher la gorge. Ce fût l'occasion de prendre du repos (forcé !) et de permettre à mon corps de récupérer. Malheureusement, cette douleur semble s'incruster. Toujours présente, elle ne m'empêche absolument pas de marcher, ni de travailler. Par contre, bien que je meurs d'envie de faire la sourde oreille, elle me murmure sa présence. A contre coeur, j'ai demandé un rendez-vous dans un service de la médecine du sport. Je devrai en savoir plus vendredi prochain.
D'ici là, je ne peux qu'envoyer 1000 pensées à ceux et celles qui seront présents, cet après-midi, pour le DERBY DE VERSOIX. Bonne course à tous !
Si l'un ou l'une d'entre-vous désire écrire un petit article sur cette manifestation, je mettrai très volontiers sont texte en ligne, sur le blog. A vos plumes... ou vos claviers !
Conflit antérieur de la hanche : Ouille...

Suite à mon rendez-vous aupros d'un médecin du sport, je viens d'obtenir une explication à la douleur qui se situe dans mon aine gauche. Il s'agit d'un conflit antérieur dans la hanche et non pas un muscle adducteur capricieux !
Mon cartilage est vraisemblablement le coquin qui souffre le plus. L'origine n'est finalement pas si étonnante que cela, j'ai débuté la course à pied avec une très mauvaise chaussure, sans un bon amorti. Le médecin m'a encore précisé que mon poids nécessite aussi un amorti en conséquence. Qui dit grande fille, dit aussi des kilos !
Je me suis donc explosé mon cartilage, avec des chocs répétitifs, durant mes 6 semaines d'entraînements de course à pied. J'ai eu terriblement peur qu'il me demande de cesser mes sorties de course à pied, c'était juste impossible à entendre et à admettre. OUF... il me demande seulement 6 semaines sans course à pied. Un cartilage se refait en 3 mois (c'est du moins le laps de temps nécessaire) pour lui permettre de se refaire une beauté. Comme je ne courais plus depuis début février, je dois "juste" poursuivre avec 6 semaines de repos.
Demi-repos puisque finalement, ce sont les impacts qui me sont interdits. Il m'encourage vivement à prendre mon vélo, à avaler des kilomètres pour rester en forme, tout en travaillant mon gainage. J'ai effectivement le nerf sciatique qui coince aussi (je ne m'étais pas trompée). Voilà.... je vais devoir prendre mon mal en patience et me diriger sur d'autres activités sportives durant les semaines à venir.
J'ai également des séances de physio prévues 2x par semaine pour détendre les fessiers et soulager la hanche. Une ordonnance de compléments alimentaires viendra donner un coup de pouce à ce traitement. Dire que le soleil revient et que cela m'arrive maintenant ! Heureusement que j'aime aussi le vélo, en salle comme en extérieur. Je reviendrai vous donner des news concernant l'évolution de ce petit caprice physique !!!
Test de chaussettes : Ampoules aux pieds
Après mon douloureux épisode des cloques aux deux pieds, j'apprends à mieux soigner mes précieux outils de marche ! Tout d'abord, j'abandonne mes chaussettes ordinaires de tennis. Grave erreur de débutante en longue distance, je me suis littéralement explosé les talons et la voûte plantaire. Lorsque je participais à mes précédentes courses de 20 km, je n'ai jamais rencontré ce type de souci. Ce fût une "découverte" en gestation après le 25ème kilomètre et dont la naissance fût criante au 32ème kilomètre ! Plus jamais ça !!!
Ma cruelle guérison est passée par une grande question :
Faut-il ou non percer les ampoules ? ![]()
Après quelques recherches sur le net, il semblerait que la majorité des personnes ayant subi l'assaut des cloques ont pris la décision de les percer avec une aiguille désinfectée et un fil. J'ai également lu que la guérison serait plus longue (environ 1 semaine) alors que ne rien toucher aboutirait à une guérison plus rapide (environ 3-4 jours). Il se trouve que ce dimanche, je serai à Barcelone, avec l'intention de visiter la ville à pieds !
Autant dire qu'il me faut une guérison... disons... pour hier !
J'ai pris l'option d'utiliser des COMPEED et de NE PAS PERCER mes cloques. Depuis hier j'enfile des baskets sans problème et cela juste 3 jours après la photo visible dans mon billet relatant ma première longue distance ! Quel soulagement ! Je revis et je peux envisager une visite sereine des rues de Barcelone pour ce week-end !!!
Les COMPEED sont des pansements qui préviennent les ampoules, pour autant qu'on ait la sagesse de les mettre avant la marche ! Heureusement, ils soulagent également après les dégâts. En effet, ces pansements stoppent l'inflammation et permettent une cicatrisation rapide. Proche d'une seconde peau, c'est la solution parfaite pour éviter de marcher sur les mains !
Afin de ne plus vivre ce cauchemar, j'ai suivi les bons conseils des internautes qui lisent mon blog et je suis allée m'acheter une paire de chaussettes anti-ampoules. J'ai opté pour le modèle RUN 900 chez Décathlon, vendu au prix de 12 euros. Cette chaussette est composée de fibres spécifiques pour réduire les frottements générateurs d'ampoules, elle a également des propriétés intéressantes pour l'aération des pieds. Elle est composée de 65% de polyamide, 32% de fluorofibres et de 3% d'elasthanne. Non seulement je me réjoui de les tester mais je ne manquerai pas de commenter mon opinion !
