30 août 2011

Mont Salève en Fête / Dimanche 4 septembre 2011

Le syndicat Mixte du Salève vous convie le dimanche 4 septembre 2011 à sa manifestation sportive et conviviale qui cette année est intitullé

« Mont Salève en fête ».

Pour marquer l'évènement, de nombreuses marches populaires mais également des montées à vélos sont prévues ! 

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Promeneurs, randonneurs pédestres, vététistes et cyclistes, nous vous attendons nombreux à cette manifestation ! 13 randonnées pédestres et 3 montées en vélo accompagnées, avec différents niveaux de difficulté, vous sont proposées au départ des nombreux villages du pied du salève. Tous les itinéraires se rejoindront sur le site de l'Observatoire où le panorama est à couper le souffle, avec une vue imprenable sur le genevois et le lac Léman. Le Syndicat Mixte du Salève, récompensera tous les participants courageux avec un cadeau et leur offrira l'apéritif ! 

Vous trouverez des informations complémentaires ICI

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28 août 2011

Sierre-Zinal 2011

Il y a des courses qui sont bien plus qu'une course ! Sierre-Zinal est un défi pétillant, une expérience unique, une aventure indescriptible pour des coureurs populaires et aussi novices que moi. Assise devant mon écran, la tête remplie de souvenirs, je ne sais toujours pas comment donner naissance à mes phrases pour vous raconter mon Sierre-Zinal !

Le dimanche 14 août 2011, pour la 38ème édition, ce sont 30 nations qui sont représentées avec 3322 participants ! Des grands champions aux modestes coureurs, un seul parcours, une même distance : 31 km avec un dénivelé qui permet de se frotter à des sensations extrêmes. De la douleur à l'extase, du ras-le-bol à la motivation, de la lenteur de la montée à la folie de la dernière descente, Sierre-Zinal se découvre davantage au bout de ses baskets plutôt qu'au travers d'un récit. Alors ? Serez-vous assez curieux pour prendre le départ en 2012 ? Encore quelques hésitations ? Voilà quelques lignes pour colorer vos rêves :

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Samedi, la veille de la course, notre petite équipe de 5 coureurs (Carole ma voisine, Corine de Bézier, Gille de Paris, Miss Evidence et mon mari) avons pris la route direction Sierre pour retirer nos dossards.

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Le début de l'aventure commence à l'instant où l'on sort de la voiture, une foule d'hommes et de femmes de tout âge déambulent entre les divers stands, je croise quelques visages connus et toujours la même question qui revient : "C'est la première fois que tu viens ?". J'avoue que je suis soulagée de connaître le parcours ! Je sais ce qui m'attend : un doux mélange de retrouvailles avec mon défi préféré et une appréhension légitime qui me renvoie à ma petite condition physique.

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Une fois nos dossards retirés, nous reprenons la route direction Zinal. Comme en 2009, nous optons pour monter une voiture à l'arrivée. Cela nous permet non seulement de laisser un sac avec des vêtements propres mais également de nous garantir un retour plus pratique, après la course.

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C'est avec émotion que je me rends sur la ligne d'arrivée, totalement déserte. J'essaie de me persuader que le lendemain je franchirai cette nouvelle étape pour l'accrocher sur le tableau de mes rêves devenus réalité. Il faut dire que ma blessure au mollet, lors de la course de Thyon-Dixence en 2010, me laisse un goût amer et une sacrée trouille de récidive. Pas question que je me blesse et que je reste éloignée de mes baskets !

Datasport nous offre alors un sacré clin d'oeil pour nous encourager. Rien que pour nous, le chrono est immortalisé sur le temps record  de la course de Sierre-Zinal ! Waouwwww !!! Sensations garanties et profond respect surtout que je sais qu'en 2009 j'ai mis 07h27'08 pour franchir la ligne d'arrivée.

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Après une courte nuit de sommeil, le réveil nous sort du lit à 02h45. C'est fou comme au milieu de la nuit on se sent prêt à dévorer une montagne ! Un appétit d'ogre à l'heure où les autres dorment encore ! L'excitation monte alors en flèche dès le premier pied posé au sol. En enfilant mes vêtements de course, préparés méticuleusement la veille, je rentre dans mon aventure. Cette fois, tu y es Miss Evidence ! Tu ne rêves plus, tu as réellement rendez-vous avec ton défi ! Après un rapide petit-déjeuner, nous rejoignons les autres coureurs sur le départ.

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Ca y est, il est 05h00, le départ est donné. La foule profite du bitume pour courir sur les 700m qui précédent le sentier qui nous attend. C'est là que la fameuse montée débute. C'est parti pour 12 km difficiles avec 1500m de dénivelé. Courir est alors impossible, nous sommes trop nombreux mais surtout... c'est tellement raide ! Le chemin se fait plus étroit, les pierres sont nombreuses, les muscles des cuisses et des mollets sont tendus et ne comprenent pas cette douloureuse solicitation, le souffle est court, bienvenue dans la terrible montée sur Chandolin !

Gilles et Corine sont devant moi mais j'ignore quelle distance nous sépare. J'ai perdu Carole, nous étions pourtant ensemble au départ. J'ai très vite chaud. Ma lampe frontale m'est précieuse durant la première heure, j'évite ainsi de me tordre une cheville sur les nombreux gros cailloux. J'ai eu la mauvaise surprise de perdre mon élastique à cheveux avant le départ. Ma nuque est en sueur et je déteste cette sensation. Je profite alors de la lanière de la frontale pour relever mes mêches dans un style absolument pas conventionel mais tellemement plus aéré  ! Je grimpe, pas à pas, lentement, mes yeux se fixent sur les mollets qui me précédent pour ne pas penser, ne pas réfléchir. La montée est longue, ne surtout pas se laisser emporter par des pensées négatives, je sais que je vais en baver durant environ 3h20.

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En 2009, j'ai mis 3h18'51 pour relier Sierre à Chandolin. Ces maudits 12 km sont vraiment l'étape la plus pénible du parcours. Il fait nuit, le chemin est étroit, on monte lentement, on ne voit plus la fin, on marche silencieusement pour économiser nos forces et notre souffle et puis... à un moment, je sens une vague de découragement. Je me demande ce que je fais là, le sentiment que quelque chose ne va pas, je ne sens plus capable ni à la hauteur de cette course et ça fait mal à mon égo. La solitude m'envahit, contrairement à 2009 où mon mari marchait à mes côtés, je suis seule. Carole me manque terriblement, marcher avec elle m'aurait dopé. Ne pas savoir si tout va bien pour elle me préoccupe aussi. La tête me tourne, j'ai chaud, j'ai un sacré coup de mou et je m'arrête. Une fois, et deux et trois. C'est difficile à accepter pourtant je n'ai pas le choix. Je tente de ralentir mais comme je marche lentement en raison du fort dénivelé, il devient tout simplement impossible de marcher moins vite ! J'avoue : j'en bave et le mot est gentil.

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Ce qui va me permettre de ne pas lâcher, c'est de m'accrocher à mon désir de voir le jour se lever complètement, c'est l'envie folle de quitter la forêt pour atteindre Ponchette à 1870m d'altitude. Chandolin est encore loin mais au moins je verrai le bleu du ciel et les montagnes qui nous entourent. Je pense  à tout ceux qui ne connaissent pas le parcours, à Gilles et Corine. Ils doivent certainement s'impatienter de rejoindre un tronçon moins pentu. Oui, c'est long, difficile et douloureux de monter durant autant d'heures...

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J'entends un cor des Alpes. Une mélodie lointaine qui me laisse penser que son propriétaire se trouve à Chandolin. Je m'accroche à ses notes qui s'envolent entre les montagnes, elles remplissent mes pensées et chassent mon découragement. Comme une voix qui m'encourage à chaque pas, ce cor des Alpes me donne de petites ailes de courage. Allez Miss Evidence, tu peux le faire !

Alors qu'un premier tronçon plus ou moins plat se dessine devant mes yeux, je décide de courir. Violente réaction des jambes qui refusent catégoriquement cet effort supplémentaire. C'est peut-être cela la définition de Sierre-Zinal, pour un petit coureur : "La tête est d'accord, les jambes refusent". La montée laisse des traces sur tout le corps, elle est tellement cassante que la suite de la course est un rendez-vous avec des sensations contradictoires. L'envie de courir c'est aussi le désir de détendre sa musculature, de lui permettre de relâcher ses tensions. Autour de moi, quelques personnes essayent de courir avec la même réalité. On court 200m. et on marche, on reprend sur 200m. et retour à la marche. Impossible de pousser la machine ! J'écoute toujours ce cor des Alpes qui me semble plus proche et puis, après un virage, je peux mettre un visage sur cette douce mélodie. Je quitte à regret ce musicien des montagnes en le remerçiant sincèrement. Il l'ignore certainement mais il est mon phare dans la douleur.

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Enfin, j'arrive à Chandolin ! C'est le moment parce que j'ai un besoin pressant. Je me souviens qu'après le premier bâtiment, il y a des toilettes publiques. Je m'offre le luxe de quitter le parcours pour un brin de confort. Apparremment, je ne suis pas la seule à connaître ce petit coin ! Je retrouve quelques coureurs qui font la queue. Qu'importe le temps, je sais que ma condition physique ne me permet pas d'espérer des records ! Je viens pour le plaisir de participer à cette course mythique, j'aime cette parenthèse dans l'année où je sais que je vais repousser sans cesse mes limites mentales pour ne pas flancher complètement.

Je reprends ma course, un brin plus légère et soudain, mes sages paroles écrites ci-dessus s'envolent. Je franchis le contrôle de Chandolin en 3h28'54. Comme un voyant rouge, je compare mon temps de 2009 qui était alors de 3h18'51 et mon cerveau se perd dans des pensées négatives. Si j'ai 10 minutes de retard sur 2009, il est certain que je franchirai la ligne d'arrivée en plus de 7h27 (mon temps final de 2009). Cette nouvelle, je la prends comme une gifle. Au fond de moi, j'ai tout de même un petit objectif. Rien d'énorme et d'impossible, juste une raison de me battre et d'avancer : Ne pas mettre plus de temps qu'il y a 2 ans.

Je sais que je dois courir et même beaucoup pour rattraper ce retard. Je sais aussi que j'ai intérêt à ne pas courir trop tôt, sous peine de m'épuiser complètement et bien avant l'arrivée. Une fois encore, je suis heureuse de connaître le parcours. Me préserver devient ma priorité sans abandonner le projet de courir sérieusement dans la 2ème partie, soit après le Weisshorn. A peine Chandolin derrière moi, je rattrappe Gilles et Corine. Nous courons un petit moment ensemble avec chaque fois des pauses de marche dès que cela monte. Ce ne sont plus des grandes montées, juste des petits coups grimpants dans les pattes qui cassent notre allure. C'est avec eux que j'atteins Tignousa et un nouveau concert de cor des Alpes. J'en profite pour remercier sincèrement ces messieurs. Leur prestation musicale a quelque chose d'extraordinaire alors que nous sommes en montagne, loin de tout.

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La prochaine étape est le Weisshorn. Je me sens bien, je retrouve un peu de force. J'ose laisser mes jambes prendre leur rythme. Rien de bien spectaculaire mais je m'en moque, mon plaisir est de courir, de me sentir libre et vivante. Je laisse Gilles et Corine derrière moi et j'évite de trop regarder l'Hôtel du Weisshorn. Bien que proche de mes yeux, il est encore bien loin !

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Ca y est, les 20 premiers kilomètres sont derrière moi ! Je passe le Weisshorn en 5h17'08 ( 5h07'50 en 2009) et j'ai toujours mes fameuses 10 minutes de retard. Il me reste donc 11 km pour dérouler un maximum. J'aime particulièrement cette dernière étape, elle vient comme un tapis plus adapté pour accueillir mes foulées pourtant fatiguées. Je patiente encore un petit kilomètre qui monte et... et... un petit ange coise soudainement mon chemin.

photo-2556998-L- " Allez, on y va ? Tu cours avec moi ?"

Qui est cette inconnue qui m'invite à courir avec elle ? Aucune idée ! C'est d'ailleurs une question que je ne me pose même pas. Son invitation spontanée à m'accrocher à ses pas est encore plus chaleureuse que si elle donne la main. Je ressens son enthousiasme, son envie de tout donner, sa force qui lui permet de courir alors que je peine de plus en plus. Ce petit ange tombe à pic pour me booster. Je croche comme je le peux dans ses foulées. Parfois je ralentis et je m'arrête. A chaque fois, mon petit ange m'attend et m'encourage pour relancer mes jambes. Ces petits mots diffusés avec sagesse et sans aucune pression m'accompagnent et permettent à mon esprit de positiver un maximum. Je la suis comme on suit une lumière dans la nuit. Le petit ange se rèvèle un lièvre extraordinaire pourtant, c'est sa première participation à Sierre-Zinal et si je me souviens bien, cela ne fait pas longtemps qu'elle s'est mise à la course à pied.

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Mon regard s'échappe plusieurs fois sur ma montre. Soudain, le folle idée qu'il existe une infime petite possibilité d'arriver avant les 7h27 me donne une énergie phénoménale. Comme le dit mon petit ange, on court en négative split (courir plus vite la deuxième partie que la première sur une course). J'ignore comment mes jambes acceptent une telle exigence, je crois que c'est la tête qui dirige mes pattes ! Je cours et soudain la redoutable descente me rappelle que même si l'arrivée est proche, il y a encore une douloureuse étape à franchir.

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(photo Jean Marguelisch)

Mon petit ange se fait surprendre par une vive douleur au mollet. Cette fois, c'est moi qui m'arrête pour l'attendre. Je suis déchirée entre continuer et terminer ma course dans un temps meilleur qu'en 2009 où rester à ses cotés. Je découvre  une décision presque plus douloureuse que la descente. Allez, je motive mon lièvre, on repart toutes les deux et je me retourne plusieurs fois pour voir si elle me suit. Son mollet doit lui faire bien mal parce qu'elle ralentit. Je décide de l'attendre et lorsque nous sommes toutes les deux l'une à côté de l'autre, je pose ma main sur son bras en lui fais une promesse :

- "Si j'arrive avant toi à l'arrivée, je t'attends et on se prend en photo toutes les deux !"

Elle me  sourit et me répond : "OK !"

Mes jambes ont compris le message. Voilà que je cours comme une folle, je dévale la pente, je saute d'une pierre à l'autre, je rattrape une cheville qui vrille, je fais totalement confiance à mes chaussures de trail qui adhèrent parfaitement au terrain instable. La seule pensée qui me vient à l'esprit est qu'hormis une chute, il ne peut rien m'arriver ! Après des heures de difficulté, j'ai le sentiment de me vider de tout, de laisser aller ce qui me reste, de ne plus rien devoir gérer. Je cours et mes jambes se débattent comme des chevaux en furie. J'entends l'arrivée, elle a le son particulier de la foule et de la musique avec une voix dans un micro qui commente le spectacle.

Quel spectacle ! Je suis un pantin désarticulé qui danse comme un canard boiteux ! Qu'importe l'apparence, je suis ivre de bonheur, la fin est proche et la délivrance m'enflamme. Je quitte le sentier de terre pour poser mon pied sur le bitume. Aie... ça arrache... Je lâche un cri de douleur. Il doit me rester environ 400 mètres, une véritable torture. Je ne me reconnais pas, je respire mal, la tête me tourne. La route sur laquelle je cours ne me porte plus, c'est fini de se laisser aller par le rythme de la descente. Je n'ai pas d'autre choix que de mettre un dernier élan dans mes pattes, c'est cela qui me fait si mal. Je sens des larmes qui coulent, impossible de les retenir, mes nerfs lâchent. Je sens qu'on me regarde et je déteste cela. On m'encourage avec gentillesse et je m'accroche à ces mots d'inconnus. Ils me portent alors que je suis à deux doigts de m'effondrer. Cette foule incroyable qui m'accompagne me bouleverse et mes larmes coulent encore plus ! Une inconnue me prend par la main et m'aide à atteindre les derniers mètres, je n'ai même pas la force de la remercier. Soudain, je la passe cette arrivée finale. C'est fait ! J'ai réussi ! Toutes mes forces me quittent d'un coup et je sens que je vais tomber. Je cherche un appui et m'effondre sur le fourgon de Datasport. Lorsque je réalise que ce n'est pas une salle d'attente (!) je me ressaisis et cherche une barrière qui peut me servir de pilier.  

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Une fois mon souffle retrouvé, ma première pensée va pour mon petit ange. Où est-elle ? Je me redresse et la cherche du regard. Elle arrive ! Elle est là ! Je ressens une émotion très vive en l'accueillant de l'autre côté de l'arrivée. Son visage est aussi heureux que le mien, même si les traits sont tirés, nos yeux pétillent de bonheur. Je lui demande enfin son prénom et peux lui dire : Bravo et merci Françoise !

Comme promis au début de la descente, nous immortalisons notre arrivée par une photo souvenir.

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Voici en vidéo ce qu'il reste de moi, à l'arrivée !!!

J'ai décroché le ciel en relevant mon défi de faire mieux qu'en 2009 !

Sierre-Zinal 2011 en 07h27'01 soit 7 secondes de moins !

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27 août 2011

Agenda des courses pour 2011

Dimanche 20 mars 2011
Tour de Presinge à Presinge
10 km - 5 km - Walking 7,2 km
Délai d'inscription sur internet : 18.03.2011

Dimanche 27 mars 2011
Course pédestre de Cologny à Cologny
8,2 km - 5 km - Walking 5,6 km
Délai d'inscription sur internet : inconnu

Dimanche 10 avril 2011
Course des Ponts à Genève
9,7 km - Walking 8,3 km
Délai d'inscription sur internet : inconnu

Samedi 3 septembre 2011
Course du Mandement à Satigny
7,2 km - 12,1 km - Raide Nature 22 km - Walking 7,2 km
Délai d'inscription sur internet : 30.08.2011

Samedi 3 septembre 2011
Vitam'Run au Vitam Parc de Neydens (74)
Hommes 8,860 km - Femmes 5,680 km - Walking 5,570 km et 10,1 km
Dernières inscriptions sur place, vendredi 02.09.2011 de 16h à 19h

Samedi 17 septembre 2011
Demi de Jussy à Jussy
21,1 km - 10 km - Walking 10 km
Délai d'inscription sur internet : 08.09.2011

Dimanche 2 octobre 2011
Morat-Fribourg à Morat
17,170 km
Délai d'inscription sur internet : 12.09.2011

Dimanche 30 octobre 2011
Lausanne Marathon à Lausanne
42,195 km - 21,1 km - 10 km - Walking 10 km
Délai d'inscription sur internet : 23.10.2011 (pas d'inscription sur place)

Samedi 3 décembre 2011
Course de l'Escalade à Genève
Hommes 7,248 km - Femmes 4,787 km - Walking 8 km
Délai d'inscription sur internet : inconnu

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09 août 2011

L'amitié et le sport, une aventure extraordinaire

Dans quelques jours, j'aurai le grand plaisir d'accueillir chez moi Gilles et Corine, des amis français et des passionnés de course à pied. Le prénom de Gilles devrait vous dire quelque chose...!

gilles

A la fin de l'année 2009, je débutais mes toutes premières foulées en course à pied, selon un programme alternant marche et course. C'est également à cette période que je m'étais inscrite sur un forum réunissant des coureurs. Je pêchais alors un maximum d'informations et posaient mes innombrables questions de débutante. Parmi ces coureurs expérimentés et généreux en disponibilité pour m'aider à décortiquer l'univers de la course à pied, il y avait un autre "apprenti coureur" : Gilles.

J'appréciais alors d'avoir une personne avec qui partager mes tous petits progrès ! Au fil du temps, chacun de son côté puisque nous n'habitons pas la même région, nous avons allongé nos distances de course. Malheureusement pour moi, une première blessure a freiné mes sorties. De son côté, Gilles a poursuivi avec régularité ses entraînements jusqu'à courir son premier marathon à Athènes en octobre 2010.

Je me souviens d'avoir lu son compte-rendu, que vous pouvez retrouver dans la rubrique des PORTRAITS de ce blog, avec énormément d'émotion. Autant j'enviais sa fulgurante progression, autant j'étais admirative de son incroyable défi. Gilles avait ce marathon en tête comme objectif et ce fameux 31 octobre 2010, il tutoyait l'un de ses rêves !

Par la suite, nous avons gardé contact avec le thème de la course à pied comme fil conducteur. C'est justement ce lien virtuel qui a permis une première rencontre au mois de mai 2011. Mon mari et moi avions le désir d'associer une course avec un petit week-end en amoureux. Paris était toute destinée !

Ce week-end là restera très longtemps dans mes bons souvenirs. Non seulement j'ai couru mon premier 10 km mais j'ai également fêté un nouvel anniversaire de mariage avec mon Prince Charmant. C'est aussi tout naturellement que Gilles, mon mari et moi, avons partagé une rencontre riche d'amitié.

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Je rédigerai prochainement un petit article au sujet de cette course parisienne avec de sympathiques photos !

Au début de cet article, je vous annonçais que Gilles et son amie Corine viendront prochainement à Genève. Il y a un magnifique projet derrière ce voyage et je suis heureuse de le partager avec vous tous. Ce dimanche 14 août 2011, nous avons rendez-vous avec la mythique course de Sierre-Zinal ! Un trail de 31 km avec D+2200m et D-6800m dans le canton du Valais. J'ai eu le grand plaisir d'y participer une première fois en 2009. A cette époque je ne courais pas encore et j'avais fait le parcours en marchant. J'ose croire que 2011 sera une nouvelle découverte avec plusieurs passages en courant.

Je vous raconterai la suite de mes rêves parce que...

courir est une évasion unique et tellement passionnante

que je dormirai presque avec mes baskets aux pieds !

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03 août 2011

Marie COVIAUX - Championnat de France de Triathlon longue distance 2011

La magie d'internet c'est de permettre à des coureurs de différents niveaux de partager leur passion. Aujourd'hui, je suis très fière de vous faire découvrir Marie COVIAUX, avec qui je discute sur Facebook. Sa disponibilité pour répondre à mes questions et sa gentillesse font de cette championne une personne que j'admire beaucoup. Voici un récit qu'elle a rédigé après sa participation au Championnat de France de Triathlon à Dijon, le dimanche 3 juillet 2011.
marie
Samedi soir, il faut dormir ! Lever prévu à 4h30 demain pour partir à Dijon. 3h de route avec les arrêts. J'ai besoin d'arriver tôt, je n'ai pas mon dossard et je suis du genre à paniquer avant la course, arriver en avance fait partie des mesures anti-stress.
J'ai bien expliqué à la joyeuse bande de dingues avec qui je partage mon logis que maman avait besoin de dormir tôt. A 22h dodo. A 1h51 du matin exactement, les instructions ont été oubliées, je me fais réveiller par les hurlements de rire de mon ainé au téléphone avec un copain (il parait que, quand on programme, y'a pas d'heure pour ça et que c'est mieux à deux.) GGRRR Impossible de me rendormir.

A 3h du matin, c'est moi qui le réveille en hurlant. Je croyais qu'il était encore au téléphone alors qu'il parlait dans son sommeil ... OOPS ! Inutile de rester à me retourner dans le lit : petit déjeuner (porridge) et je file.
L'année dernière j'ai fait le voyage paniquée et furieuse (la ligue avait omis de me sélectionner pour les championnats de France), sans compteur de vitesse sur la voiture et finissant en larme dans Dijon complètement perdue (un gentil monsieur m'avait emmené au lac, sinon j'y serais encore).
Cette année le GPS est mon allié ! Outre la vitesse donnée (le compteur de la voiture ne vaux pas le coup d'être réparé) il m'emmène pile poil devant le parc à vélo. Je gare la voiture à 6h30 et je pique un somme pendant une heure. Réveil, récupération du dossard, installation du vélo dans le parc, je vérifie tout 2000 fois.
Moment de panique : l'eau est à plus de 22°C ! Les arbitres permettent la combinaison sauf pour les élites OUF!! (je nage beaucoup moins bien sans combinaison). Échauffement rapide dans l'eau et me voilà sur la plage avec mon bonnet rose prête à partir en départ protégé (heureusement nous sommes 700 au départ !), une minute après les élites hommes. Pan, c'est parti pour 3000 de natation dans le lac kir.
C'est la troisième fois que viens à Dijon et l'eau est toujours aussi marron. On n'y voit rien du tout dans l'eau, par chance nous partons à peu de filles, nous pouvons facilement garder nos distances et éviter les coups de pied dans les lunettes. Le parcours est simple : deux aller-retour dans le lac avec passage à l'australienne (un petit tour sur la plage et on repart). J'ai l'impression que les bonnets roses sont tous très loin devant moi... mais bon, ce sont les championnats de France, les élites et les masters femmes partent en même temps : il y a forcément du très beau monde !
Comme toujours je trouve la natation interminable. Enfin, je reviens à la plage pour entamer le 2ème tour. Coup d'oeil à la montre: QUOI ??? HEIN ??? mais ce n’est pas possible : elle me donne 24 minutes (pour info j'ai parcouru les 3000m ici l'an dernier en 1h04.. mais j'étais dans le départ de masse).

Je repars pour le 2ème tour en gambergeant : 24+24=58, si je sors de l'eau en 58 minutes ce sera magnifique ! (oui je sais, j'ai parfois des défaillances intellectuelles sidérantes en course... seulement en course, hein ? on est d'accord ?!). Mais les hommes partis 5 minutes derrière nous rejoignent. Tout de suite, je suis moins à l'aise. J'ai peur de prendre des coups, je m'écarte de la trajectoire idéale en les laissant passer pour trouver un coin tranquille.
Ayé ! OUf fini ! Je me jette sur ma montre en prenant pied ! 51,55 minutes ! Non, ce n’est pas possible, je n'ai pas pu nager comme ça ! j'aurais alors littéralement explosé mon record (56mn). Je me jette sur mon vélo en gambergeant. J'ai vraiment dû me tromper pourtant non, dès le départ je double une fille que je sais être bien meilleure nageuse que moi.
Bon, il s'agit de faire un beau vélo maintenant : 80 km avec 1000m de dénivelé positif et il y a du vent. Ca va vite, trop vite pour moi ! Le niveau est haut chez les hommes et chez les filles. D'habitude je me cale vite et je commence à doubler, là rien du tout. C'est moi qui me fait doubler (y compris par deux filles, pas bon pour mon égo). Je me calme et me raisonne. Je suis bonne en vélo, aucune raison de paniquer, il faut que je conserve mon avance et c'est tout. Les noms des clubs sur les tri-fonction aident à relativiser. Quand vous vous faites doubler par des avions de Narbonne ou de Saint Raphael, on se doute qu'il ne sont pas venus aux championnat de France à Dijon pour faire de la figuration.
Le moment désagréable quand même : une fille (on est peu nombreuse et on fini par se connaitre de compétitions en compétitions) me rattrape en vélo. Ca m'étonne un peu, on a sensiblement le même niveau. Je me cale (en respectant les distances) derrière elle sans aucune difficulté, on traverse quelques kilomètres vallonnés en faisant l'élastique avec un autre gars en jaune (très sympa d'ailleurs). Arrivés sur le plateau, nous revoilà face au vent. Un beau triathlète, tout de vert vêtu, nous double et voilà ma copine qui sans vergogne prend sa route et profite de l'aspiration (et de l'absence d'arbitre) pour nous fausser compagnie. GGRRR j'ai horreur de ça ! Par chance, elle n'est pas dans ma catégorie, mais je n'arrive pas à concevoir qu'on puisse s'enorgueillir de faire un beau vélo quand on triche aussi ouvertement.
Le parcours a changé par rapport aux autres années, impossible de comparer mes temps. Une seule boucle dans la campagne bourguignonne. C'est fort plaisant ma foi. Un gros regret pour la route qui n'est pas complètement fermée à la circulation, ni dans un sens, ni dans un autre. Je peux prendre des risques en compétition mais j'avoue que descendre à toute berzingue des routes sinueuses qui me sont inconnues avec de potentielles voitures qui ne demandent qu'à surgir me limite considérablement !

Une petite doléance concernant les ravitaillements. Bananes et pains d'épice en solide me semblent acceptable mais uniquement de l'eau en vélo, pour un 80km, je trouve ça très léger quand même.
Un sadique petit aller-retour nous attend pour aller chercher une bosse à monter dans les deux sens et nous voilà de retour au parc à vélo après 2h49,31. Mon compteur (volontiers optimiste) m'indique + de 29 km/h de moyenne (en fait c'est 28,32 exactement).

Le plus dur reste à faire : 20,5 km de course à pied environ. Il fait chaud et c'est en plein cagnard pour la majeure partie. Je n'ai pas couru depuis un mois et demi pour économiser mon genou droit (TFL) , excepté au triathlon de Lusigny sur les mêmes distances, aucune raison pour qu'il ne tienne pas le coup ici aussi. Il se rappelle à mon bon souvenir au bout de deux kilomètres mais je connais le traitement qui s'impose: le mépris !
Par contre, je prends très au sérieux les points de coté que je sens à nouveau, pas très loin de me plier en deux. Je gère kilomètres après kilomètres en me concentrant sur la respiration. En fait, je me sens pas mal du tout. Le parcours est sur plusieurs aller-retour (deux plus une boucle). Je vois très bien que je n'ai aucune fille à doubler devant et que je ne suis inquiétée par aucune fille derrière moi. Le vélo à bien étiré la meute du départ. Du coup, je gère ma course du mieux que je le peux, sans chercher à battre mon record de l'an passé (1h49).
Mon genou droit se fait sentir mais n'est pas très invalidant. Je tiens les points de coté à distance, pas de fille à mes trousses. Je profite des spectateurs qui nous encouragent en les remerciant par un signe ou un sourire, je me fais plaisir ! Curieusement, c'est mon genou gauche qui me fait souffrir sur les trois derniers kilomètres. M'en fiche ! J'arrive avec le sourire (en 1h54 bof, bof..) je suis toute contente ! En plus, Dijon c'est le meilleur ravitaillement à l'arrivée que je connaisse : il y fait toujours horriblement chaud et nous attendent des parts de pastèque et de melons frais ! MIAM MIAM je me régale à chaque fois !
Maintenant c'est un peu la pèche au résultat. Je crois que j'ai fait un bon temps. Avant le départ, j'ai un peu regardé les filles inscrites dans ma catégorie, je sais que je ne peux prétendre à mieux que la 3ème place et encore, ce n'est pas garanti. Le protocole commence pour les élites, les masters, les seniors. Pas d'affichage, je finis par aller derrière le podium pour me renseigner en m'excusant : -"Euh, vous savez j'habite loin, j'ai de la route, je ne voudrais pas attendre pour rien… "
"-Bah oui madame, on vous attendait : Vous êtes 2ème des Vétérans 2"
Je n'en reviens pas ! Je suis folle de joie. Je suis partie sans appareil photo évidemment et il n’y a personne que je connaisse pour immortaliser mon podium au Championnat de France. J'ai une belle médaille, un beau bouquet de fleurs et une bouteille de rosé de coteau varois (au triathlon de Dijon !?). Le plus beau, c'est quand même d'être vice-championne de France en catégorie V2 de triathlon longue distance même si je sais parfaitement que je ne dois cette place qu'à l'absence de filles qui sont bien meilleures que moi, à commencer par la gentille Carie Roux (de ma ligue) qui m'aurait laissé sur place, ou Anne-France Julia qui avait gagné l'an dernier.
Je ne me prends pas la grosse tête mais je savoure quand même un peu le moment.

Marie COVIAUX - Juillet 2011

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01 août 2011

Entraînements débutants, tous les samedis dès le 16 juillet 2011

Vous n'avez jamais couru pourtant vous n'êtes pas allergique à cette idée. Ce qui suit est une opportunité qui mérite le détour. Si vous chaussiez vos baskets samedi prochain ? Vous serez surpris de constater que vous n'êtes pas seul à entrer, même avec de petits pas, dans la ronde de la course à pied.

Les entraînements débutants sont gratuits et débutent le SAMEDI 16 JUIILET 2011.

200

  • Lieu : Centre sportif de Vessy, route de Vessy 31, à Genève.
  • Participants : Entraînements destinés aux débutant/es adultes et enfants accompagnés. Ces entraînements sont destinés à celles et ceux qui n'ont jamais pratiqué une activité sportive ou qui souhaiteraient la reprendre, après une longue interruption.
  • Encadrement : Assuré par les préparateurs physiques du Centre ATHLETICA et des animateurs du STADE GENEVE Athlétisme.
  • Durée : Du 16 juillet au 8 octobre (à partir du 16 octobre, entraînements en commun du dimanche matin).
  • Transport : Bus TPG 11-21 - Parking du Centre sportif à disposition.

Il est possible de prendre le train en marche. N'hésitez pas à les rejoindre, même s'il ne vous est pas possible de participer aux premières séances d'entraînement.

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