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Le PC est bien allumé, mon clavier a toutes ses lettres mais mes jambes n'ont plus de jus. Je crois même pouvoir dire que c'est mon corps entier qui rame... Voilà une semaine que je fonctionne en mode zombie. Le réveil m'arrache de mon sommeil, je saute dans mon jeans et me laisse caresser par l'air frais sur ma moto avant de me rendre au travail. Jusque là, rien d'extraordinaire. Le petit train-train dicte mon trajet. Cela se complique lorsque je suis censée avoir l'apparence d'une rose fraîche au travail ! Depuis une semaine, je suis un bouquet de pétales séchées !

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Si je me repasse mes journées comme un film, je dois bien l'admettre, mes paupières ont baissé le rideau plus d'une fois. Le cerveau était dans le brouillard avec des pointes d'effort pour tenter de garder le cap sur la bonne direction.  Envisager de voir l'horloge m'annoncer la fin de mon service était trop douloureux, je pataugeais à chaque seconde de mes interminables journées. Heureusement que mon métier se décline en position verticale avec de la marche, sinon  je me serai effondrée !

Il n'est pas dans mes habitudes de rentrer à la maison à 16h30 et d'annoncer aux enfants que j'ai rendez-vous avec une mission urgente et non-négociable que je nommerai "sieste-d'urgence" ! A peine allongée sur le canapé et je partais  instantanémment dans les bras de Morphée. Pour une active comme moi, ce serait presque un motif pour alerter les secours !

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Ce n'est qu'hier soir que j'ai soudainement réalisé que quelque chose d'anormal mobilisait mes neurones et freinait mon corps. Dimanche 17 avril, je me suis méchamment coupée le bout du pouce. Un rendez-vous chez le médecin s'était révélé indispensable pour soigner ma plaie avec divers remèdes dont un antibiotique oral. Dans le même temps, je prenais des comprimés pour traiter un autre souci et j'y ajouté des comprimés de Voltarene pour soulager mon inflamation sous mon pied. Bien sûr, j'ai informé la pharmacienne de ce joli cocktail et elle m'a délivré son feu vert pour le cumul de cette  joyeuse ribambelle de comprimés. Résultat... j'étais sur le podium de la somnolence ! Le plus dingue est d'avoir mis une semaine à comprendre la raison de cette fatigue extrême. Je ne vous souhaite pas de lutter des journées entière contre l'effet somnifère. C'est tellement diffcile que cela en devient douloureux.

La poubelle est la nouvelle résidence de mes comprimés, nous avons séparés nos destinées sans rancune. Il ne me reste plus qu'à éliminer ce que mon corps a hébergé malgré lui. Combien de jours me faudra t-il pour me reconnaître ? Ce soir encore, bien que je n'ai pris aucun médicament, je me suis effondrée sur le canapé. C'est un sommeil de plomb qui m'a accueillie.

La course à pied s'est faite oubliée toute la semaine. Aujourd'hui, je me demande si un peu d'exercice physique ne me ferait pas le plus grand bien. Inutile de partir sur plusieurs kilomètres, juste un brin de sport pour que je me sente à nouveau vivante. Demain, je serai en congé. Si le corps se réveille avec un soupçon d'énergie, j'irai converser avec mes baskets. Cette désagréable expérience de zombie me donne le sentiment d'avoir du plomb dans les poches. Je ne me reconnais pas du tout !