A défaut de conjuguer mon tube de pommade, je tartine mon genou depuis quelques jours ! Ah ces vilaines blessures qui contrarient mes activités sportives, je m'en passerais bien. Ce qui me chagrine, c'est que dimanche j'ai une course prévue et pas la moindre. Mon inscription pour la Course des Ponts est faite et mes baskets trépignent déjà d'impatience au fond de l'armoire. Après mes 3 premières courses, toutes de moins de 5 km, je passe à la distance supérieure en tentant l'aventure d'un parcours de 9,7 km. Un peu comme une récompense après mes efforts, je me réjoui beaucoup de ce rendez-vous. Et puis, courir dans ma ville ne peut qu'être magique !

Seulement voilà, j'ai un genou qui s'offre le luxe de crier sa douleur. J'ai beau me boucher les oreilles, promettre que je ne mangerai plus jamais de chocolat (oups... je prends des risques !), glacer mon genou ou le tartiner de Voltarene, le résultat n'est pas encore convaincant pour être certaine de prendre le départ ce week-end. C'est presque aussi douloureux de l'écrire que de le sentir.

 garcon_blesse_au_genou_pleurant

Que m'arrive t'il donc ? J'ai une explication plausible à 99%. L'origine a certainement pris naissance à quelques étages inférieurs, au niveau de mes pieds et plus précisément dans le choix de mes chaussures ! En effet, il y a fort longtemps, je courais avec une paire de chaussures bon marché et avec une semelle universelle. Une pointe de douleur se réveillait de temps en temps dans la face interne de mon genou droit. A cette époque, je subissais sans chercher de solution. Lorsque je me suis fais conseiller une vraie paire de chaussures pour la course à pied, chez un spécialiste à OXYGENE 74, on m'a appris que j'étais PRONATRICE. ll était donc nécessaire de mieux cibler la "pantoufle" qui partagerait mes foulées. C'est ainsi que je me suis liée d'une profonde amitié avec mes NIKE ZOOM STRUCTURE TRIAX 12. Elle et moi, c'était la symbiose totale ! La vilaine douleur s'est envolée instantanément. Ensemble, nous avons vécu de belles sorties.

Il y a environ 2 semaines, j'ai souhaité m'équiper d'une deuxième paire de chaussures. Un nouveau magasin spécialisé ayant ouvert dans ma ville, je me suis rendue chez ce dernier tout en prenant soin de bien montrer mes vieilles Nike. J'ai couru à pieds nus sur un tapis de course et là encore, ma pronation s'est confirmée. Le conseiller me propose alors une magnifique chaussure féminine la : MIZUNO WAVE INSPIRE 6. Le rêve pour une fille aux grands pieds toujours obligée de se chausser au rayon hommes ! Le coup de foudre est instantané et je repars avec mes chaussures sous le bras et une motivation décuplée pour mes entrainements.

Fin mars, je fais une première sortie et je termine ma séance ni enchantée, ni déçue. Début avril, il fait beau, je suis en congé et j'ai envie de me tester sur un 10 km. Le tableau aurait pu être idyllique si cette maudite douleur ne s'était pas réveillée dans mon genou droit. La même douleur qu'autrefois...

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Terriblement déçue, je fais quelques recherches sur le net. Verdict sans appel, la MIZUNO est une chaussure universelle et pronateur ! J'en déduis rapidement que la correction n'est pas suffisante pour moi. Que faire ? Je suis alors à 10 jours de la Course des Ponts, j'ai sacrément mal, la douleur me réveille plusieurs fois la nuit et un nuage de coup de blues traverse mon esprit.

Samedi passé, alors que mon Prince Charmant et moi-même sommes de passage à Lausanne, nous faisons étape à PLANET ENDURANCE . Une fois encore j'explique mon souci de dénicher la bonne chaussure, un peu comme Cendrillon cherchant sa pantoufle de verre. Pour ne pas commettre un mauvais choix (mon porte-monnaie s'en réjouira !) je montre au conseiller mes deux paires. Sans la moindre hésitation, il confirme mon constat. La semelle de la MIZUNO a un renfort si léger qu'elle ne peut soulager ma pronation. Cela a le mérite d'être clair !

Voilà pourquoi j'ose penser à 99% que l'origine de ma douleur provient d'une mauvaise chaussure. Depuis, je me pommade et je prends des comprimés de 25 mg de Voltarene avec l'espoir de récupérer mon genou d'ici dimanche. Trop soucieuse de protéger mon capital santé, je ne forcerai pas ce dimanche. Actuellement tout entraînement est stoppé au profit d'un repos forcé. Excepté une petite séance d'Aquafit mardi soir, je suis sage comme une image !

Ce mauvais film me fait entrevoir la probabilité d'un abandon, en pleine course, si nécessaire. Quel progrès pour une fille aussi bornée que moi quand il s'agit de sport ! La maturité semble me profiter, c'est bien là le seul avantage de prendre de l'âge !